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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 13:09

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 13:57

Stéphanie Wenger, à Tunis | 25/10/2012, 

Un an après les premières élections libres en Tunisie, la situation politique grippée entrave la reprise économique. Et alimente les déceptions.

 

Le premier anniversaire des élections tunisiennes n'a pas été marqué par des manifestations monstres hostiles au pouvoir comme l'annonçait certains, mais la date a été aussi très loin de la célébration « d'une fête », comme le souhaitait le mouvement Ennahda sorti vainqueur des urnes et qui dirige le pays avec deux autres partis. Alors que l'assemblée constituante examine le préambule de la constitution, les partis de l'opposition contestent plus que jamais la gestion des affaires et la mainmise de la "troika" (comme on appelle cette coalition) sur la future loi fondamentale ainsi que l'absence de calendrier constitutionnel précis. Ahmed Khaskhoussi, député à la Constituante d'un parti de gauche est en grève de la faim depuis début octobre pour protester contre « la marginalisation des députés de l'opposition au sein de l'Assemblée. »

Déception sur le front de l'emploi

En cause également la gestion répressive par les autorités de la contestation dans les régions les plus déshéritées, comme Sidi Bouzid ou plus récemment Gabès où un couvre feu a été mis en place « les citoyens attendent les fruits de la révolution, en matière d'emploi et de développement, ils ont été brutalisés et arrêtés. » « Les révoltes qui éclatent dans les régions de l'intérieur montrent que l'emploi, des jeunes surtout, et les déséquilibre régionaux restent des problèmes réels, même s'il était difficile de s'attendre à un changement radical après la Révolution sur ces dossiers qui nécessitent des réformes structurelles, admet Hakim Ben Hammouda, conseiller spécial du président de la Banque africaine de développement. Par ailleurs : “L'agenda politique pèse de tous son poids sur la situation économique » ajoute-il.

Insécurité et incertitude


Les tensions sécuritaires de ces derniers mois et notamment les violences lors de l'attaque de l'ambassade américaine qui ont fait quatre morts le 14 septembre dernier ont eu des effets immédiats sur le tourisme qui représentent 7% du PIB tunisien. Selon les derniers chiffres disponibles, les touristes français ont été près de 30% moins nombreux au cours des dix premiers jours d'octobre par rapport à l'an dernier, 56 % moins nombreux si l'on se réfère à 2010. Les questions liés à l'insécurité et à l'incertitude institutionnelle taraudent aussi les investisseurs étrangers, ce cadre d'une entreprise française qui emploie 2000 personnes en Tunisie témoigne : « Politiquement on ne sait pas où l'on va, l'insécurité est pesante. Du coup l'entreprise préfère assurer ses arrières au Maroc pour se replier au cas où la situation deviendrait trop mauvaise ici... »

Mauvais chiffres


Les chiffres clés de l'économie tunisienne sont par ailleurs plutôt mauvais :un déficit public de 6,6% officiellement mais évalué en fait un point au dessus, une inflation de 5,7% en juillet 2012 et une balance commerciale en déficit croissant -portant à moins de trois mois d'importations les réserves extérieures. Parallèlement les perspectives de croissance pour 2013 à 4,5 % sont jugés peu réalistes. « L'espoir était que la situation se stabilise en 2012 pour permettre la relance l'année suivante, ce ne sera pas le cas, juge Hakim Ben Hammmouda. Pourtant celui ci tient à souligner un des acquis positif de la Révolution, essentiel pour l'économie tunisienne : « l'environnement de corruption et de malversations du pays n'est plus. On constate une forte amélioration de la gouvernance économique et de la transparence et ceci a des effets importants sur les performances économiques tunisiennes »

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 09:10

Les progrès réalisés en Tunisie en matière de droits humains après le renversement du président Ben Ali sont battus en brèche par l’équipe gouvernementale actuellement au pouvoir, qui suscite des doutes sur son engagement en faveur de réformes, a déclaré Amnesty International à l’occasion du premier anniversaire de l’élection de l’Assemblée constituante.

Dans une nouvelle synthèse intitulée One step forward, two steps back?, l’organisation examine les défis auxquels a été confrontée la Tunisie en matière de droits humains depuis les élections d’octobre 2011, décrit les tendances préoccupantes et fait une série de recommandations détaillées.

Dans les mois qui ont suivi la chute de Zine El Abidine Ben Ali, le gouvernement provisoire a engagé le pays dans la voie des réformes, notamment en ratifiant d’importants traités internationaux relatifs aux droits humains.

Les autorités ont également procédé à la libération de prisonniers politiques et de prisonniers d’opinion incarcérés avant le soulèvement ; elles ont promulgué une nouvelle loi sur la liberté de la presse et levé des restrictions qui pesaient sur la création d’associations.

Cependant, le nouveau gouvernement n’a pas maintenu ces initiatives et plusieurs déconvenues font douter de la sincérité de l’engagement de la Tunisie en faveur des droits humains.

« La Tunisie a été le berceau des événements qui ont secoué l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient en 2011, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe d’Amnesty International pour cette région du monde. Des mesures ont été prises pour remédier aux violations commises par le passé et aller de l’avant, mais elles ne vont pas assez loin et des signes préoccupants font craindre que ces réformes et d’autres qui devraient être engagées de toute urgence ne soient en danger. »

Au cours des derniers mois, les restrictions de la liberté d’expression se sont durcies, des journalistes, des artistes, des personnes critiques à l’égard du gouvernement, des écrivains et des blogueurs ont été pris pour cibles sous couvert de maintien de l’ordre public et moral. Ceux qui ont été blessés pendant le soulèvement et les proches de ceux qui ont été tués ont le sentiment que la vérité n’a pas été établie et attendent que la justice soit rendue et que des réparations leur soient accordées.

Les autorités tunisiennes n’ont pas semblé désireuses ou capables de protéger la population contre les attaques de groupes soupçonnés d’être affiliés à des groupes salafistes.

L’état d’urgence décrété le 14 janvier 2011 a été renouvelé à plusieurs reprises ; récemment encore, il a été prolongé jusqu’à la fin du mois d’octobre 2012. Les autorités ont eu recours à une force injustifiée et excessive contre les personnes qui ont continué de manifester dans la rue dans différentes villes de Tunisie pour protester contre la lenteur des réformes.

Au cours de l’année qui a suivi l’élection de l’Assemblée constituante, Amnesty International a reçu des informations faisant état d’actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements, le plus souvent en provenance de manifestants qui ont affirmé avoir été frappés lors d’un rassemblement, d’une arrestation ou dans un centre de détention.

Autre signe préoccupant, le nouveau gouvernement de la Tunisie a rejeté récemment une recommandation du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui, dans le cadre de l’Examen périodique universel, recommandait aux autorités du pays d’abroger les dispositions du droit tunisien discriminatoires à l’égard des femmes, d’abolir la peine capitale et de dépénaliser les relations sexuelles entre personnes de même sexe.

« La Tunisie est à un tournant. Les autorités doivent se saisir de cette occasion historique qui leur est donnée en remédiant aux atteintes aux droits fondamentaux commises par le passé et en intégrant dans la législation et dans la pratique les droits humains universels, pour que l’état de droit règne réellement dans la nouvelle Tunisie. »

« La Constitution, qui doit être finalisée dans les prochains mois, constitue un test et montrera si la Tunisie est fermement ancrée ou non dans le respect des droits humains et la primauté du droit. »

À propos de la synthèse :

Ce document s’appuie sur les informations relatives aux droits humains collectées par Amnesty International depuis le soulèvement, et en particulier sur celles que l’organisation a rassemblées lors d’une visite en Tunisie du 17 au 28  septembre 2012. Les délégués d’Amnesty International ont interrogé de nombreux proches de personnes tuées pendant les émeutes, et des personnes blessées lors des manifestations, à Kasserine, Regueb, Thala et Tunis. Certaines de ces personnes avaient déjà été interrogées par Amnesty International en janvier 2011. Les délégués de l’organisation ont également rencontré des avocats, des représentants d’organisations tunisiennes et internationales de défense des droits humains, des journalistes, des responsables gouvernementaux et des diplomates. 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 23:25

L'Expression dévoile en exclusivité à ses lecteurs les bonnes feuilles des Mémoires du défunt président Chadli Bendjedid. L'ancien président de la République relate des événements auxquels il a pris part ou dont il a été le témoin direct. Le témoignage traite des relations avec le Maroc à travers l'épisode de la guerre des sables mais aussi de ses relations avec le responsable de l'appareil du parti FLN, Kaïd Ahmed, et d'autres responsables comme Saïd Abid, Tahar Zbiri et Houari Boumediene. Des chapitres sont également consacrés au coup d'Etat de 1965, au Gpra et à l'état-major de l'armée. De nombreux épisodes de la guerre de Libération et de l'Algérie indépendante sont contenus dans le livre. Le premier volume, qui couvre la période allant de 1929 à 1979, «foisonne» d'autres informations sur des événements clés de l'histoire du pays. La publication des Mémoires de Chadli interviendra à quelques jours de la célébration de l'anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale. L'ouvrage sera donc en vente dans les librairies le 26octobre.


La Maladie de Boumediene
...Durant les derniers jours de sa vie, il me rendait visite au siège de la 2e Région militaire, à Oran, lorsqu'il se sentait déprimé...
...Peu avant sa mort, Boumediene réfléchissait sérieusement à des changements radicaux dans la politique agricole, l'industrialisation et les nationalisations. Il m'a même confié, plusieurs fois, qu'il avait regretté ces choix. Il tenait absolument à convoquer un congrès du parti pour évaluer les aspects politiques intérieurs en vue d'en identifier les lacunes et envisager de nouvelles alternatives...
...Boumediene aimait à se confier à moi et me parlait de choses intimes, bien qu'il ne fût pas habitué à parler de sa vie privée, des lourdes responsabilités qui l'accablaient et de la traîtrise des hommes. Je lui ai dit, une fois, que beaucoup de ses proches collaborateurs feignaient la loyauté envers lui et le poignardaient dès qu'il avait le dos tourné. J'ajoutai: «Ces gens-là profitent des bienfaits et crachent dans la soupe». Quand je lui demandai pourquoi il ne se séparait pas d'eux, il me répondit: «Si je faisais ça, les gens diraient que Boumediene s'est débarrassé de ses compagnons comme on jette un chiffon». De fait, Boumediene ne se précipitait jamais dans sa prise de décision lorsqu'il s'agissait de remplacer quelque responsable dans son entourage immédiat. Le plus important changement qu'il ait eu à entreprendre eut lieu en 1977. Le Président voulait mettre fin à des lobbies qui commençaient à se constituer. Il releva Ahmed Benchérif du commandement de la Gendarmerie nationale et le nomma à la fonction civile de ministre de l'Hydraulique et de l'Environnement. Il en fit de même pour Ahmed Draïa, le directeur général de la Sûreté nationale, qu'il nomma aux Transports. Ce jour-là fut le plus beau de sa vie.
Boumediene n'hésitait pas à me parler de sa vie privée avec une franchise déconcertante. J'essayai toujours de le convaincre de se marier en lui disant: «La Révolution est terminée maintenant. Il est temps que tu accomplisses l'autre moitié du devoir religieux [en te mariant]!» Il me répondait: «Dans ce cas, je te laisse le soin de me chercher une épouse!» Je le pris au mot et me mis à chercher parmi les familles honorables une femme qui eût pu épouser le Président. Mais je me suis très vite ravisé, convaincu que le mariage devait être fondé sur le libre choix. Un jour, il me dit, blasé: «Si Chadli, si le choix était un âne, je l'aurais mis devant moi et bastonné à mort!» Je ne sais pas, à ce jour, s'il voulait parler de quelque échec dans sa vie personnelle ou de décisions qu'il aurait regretté d'avoir prises.
La fatigue se lisait sur son visage. Il souffrait mais ne se plaignait pas. Il supportait son mal en silence et avec courage.
Il avait mauvaise mine, mais je ne savais pas qu'il était malade; je croyais que c'était dû au surmenage. Il me parlait de la force morale de Georges Pompidou et de sa maladie qu'il avait cachée à l'opinion publique. Je me souviens encore de ce qu'il m'avait dit ce jour-là comme si c'était hier:
«J'admire la patience de Pompidou». J'étais loin de me douter que lui-même était souffrant. Le destin a voulu que les deux hommes meurent de la même maladie de Waldenstriim, une hémopathie maligne rare...
...A son retour de Damas où il avait pris part au sommet du Front de la résistance et de la fermeté, Boumediene se montrait de moins en moins en public. Les rumeurs les plus folles commençaient à circuler. Certains disaient qu'il s'était éclipsé pour réfléchir à tête reposée à des changements majeurs qu'il allait opérer bientôt, d'autres parlaient de divergences profondes au sein du Conseil de la Révolution qui l'auraient contrarié au point de se retirer de la vie publique, d'autres encore privilégiaient la thèse du coup d'Etat voire de l'assassinat. Il en était toujours ainsi quand le président n'apparaissait pas à la télévision.
Décision fut prise de le transférer à Moscou. Il préféra l'URSS aux Etats-Unis et à la France pour des impératifs de sécurité. Je suivais l'évolution de sa maladie au jour le jour...
...De retour au pays, il reçut les membres du Conseil de la Révolution et du gouvernement à la villa Dar El Nakhil. Ce n'était plus le Boumediene que je connaissais; il avait considérablement maigri. Ses yeux n'avaient plus le même éclat.
Il n'avait plus d'entrain, au point de ne plus pouvoir parler. Ses pieds étaient enflés. Quand je lui serrai la main, il ne me lâcha pas, comme s'il voulait me dire quelque chose, mais en aparté. Je compris par la suite qu'il voulait m'informer qu'il m'avait chargé de la coordination des corps de sécurité. Dès que j'appris cela, je me rappelai tout de suite ce qu'il ne cessait pas de me dire auparavant: «Chadli, veille sur le pays et la Révolution!» C'est que les personnes à qui il avait confié la mission de m'en informer n'avaient pas appliqué la volonté du Président, et ce, avec la complicité d'autres membres du Conseil de la Révolution.
Mais, devant le péril menaçant, ces mêmes personnes furent obligées de se plier à ses ordres. J'appris la décision de ma nomination à ce poste par la voix du secrétaire général du ministère de la Défense, Abdelhamid Latrèche. Boumediene mourut le 27 décembre 1978.

La tentative de coup d'Etat de Tahar Zbiri
...La tentative de putsch menée par Tahar Zbiri en décembre 1967 fut la plus grande scission au sein du Conseil de la Révolution après les démissions d'Ali Mahsas, Bachir Bournaza et Ali Mendjli. Quand je me remémore cet épisode, je m'étonne toujours des propos de Zbiri qui déclare tantôt: «Si ce n'était pas Chadli, j'aurais pris le pouvoir», tantôt: «Chadli se serait [de toute façon] placé du côté du vainqueur» Pourtant, la vérité est tout autre. J'étais au fait de désaccords entre le président Boumediene et le chef d'état-major. Mais j'étais loin d'imaginer que Tahar Zbiri allait en arriver à l'usage de la force pour accaparer le pouvoir. En réalité, ces désaccords concernaient aussi certains membres du Conseil de la révolution qui reprochaient, ouvertement ou en secret, à Boumédiène d'accaparer le pouvoir avec le groupe d'Oudjda et de confier à des DAF des postes sensibles du ministère de la Défense. Le conflit s'aggrava après le refus de Zbiri d'assister aux festivités du 1er novembre 1966 et du fait des fréquents déplacements qu'il effectuait entre l'état-major et le bataillon de blindés stationné à Bordj el Bahri. Déplacements que Boumédiène suivait de très près. Le conflit atteignit son apogée suite à l'échec des médiations entreprises par des personnalités politiques et militaires. J'ai pris la pleine mesure du danger à Bouzaréah, au domicile de Abderrahmane Bensalem qui nous avait invités à déjeuner après la réunion du Conseil de la révolution et des commandants de régions.
Nous étions cinq: Saïd Abid, Abderrahmane Bensalem, le colonel Abbès,Yahiaoui et moi-même à prendre notre repas ensemble dans une ambiance fraternelle, discutant de divers problèmes qui nous préoccupaient à l'époque. Le soir, je devais rentrer à Oran par avion. Je ne m'étais pas rendu compte qu'un complot se tramait et que j'allais être impliqué à mon insu. Nous nous installâmes dans le salon pour prendre le café. Je remarquai que l'assistance était plus silencieuse que d'habitude. Aucun de mes interlocuteurs ne me mit au courant de ce qui se mijotait. Je les vis qui faisaient un clin d'oeil à Saïd Abid, connaissant la solide amitié qui nous liait et qu'ils voulaient, me semble-il, exploiter. Puis, ils lui firent signe de m'en parler en leur nom. Saïd Abid se leva et me dit sur un ton réprobateur mêlé de sollicitude dans lequel je perçus comme un appel à l'aide:
-Es-tu satisfait de cette situation, Si Chadli? Je veux dire la situation du pays. Tous ces problèmes ne t'affectent-ils pas?
- Quels problèmes? lui dis-je.
-Les problèmes dans lesquels se débat le pays, voyons! Tu trouves cette situation normale?
-Tous les pays [du monde] vivent des problèmes. Certes, il y en a beaucoup [chez nous], mais je pense sincèrement qu'ils peuvent être réglés par le dialogue et à travers les institutions en place, rétorquai-je.
-Nous avons essayé de les résoudre dans ce cadre, mais sans succès.
En clair, Saïd Abid voulait parler de l'accaparement du pouvoir par le clan d'Oujda et de l'obsolescence du Conseil de la Révolution qui avait perdu un grand nombre de ses membres. De plus, Boumediene avait pratiquement vidé l'état-major de ses prérogatives qu'il avait mises entre les mains des anciens officiers déserteurs de l'armée française, au ministère de la Défense. A ce moment-là, je compris qu'il y avait anguille sous roche: notre présence tous ensemble au domicile de Bensalem n'était pas innocente, surtout lorsque Saïd Abid revint à la charge:
-Nous sommes appelés à prendre une décision cruciale sur-le-champ.
C'était clair. Ils planifiaient le renversement de Boumediene. Je leur dis:
-Vous connaissez ma franchise. Alors, laissez-moi vous dire dès à présent, pour que vous ne disiez pas plus tard que je vous ai trahis: je m'opposerai à toute personne qui utiliserait la force et la violence pour prendre le pouvoir. Je connais Tahar Zbiri depuis 1956; je l'ai même connu avant Boumediene. Mettez-vous ça bien dans la tête: je me mettrai en travers du chemin de tous ceux qui recourront à la violence pour porter atteinte à la stabilité du pays. Ma position là-dessus est claire.
De guerre lasse, ils insistèrent pour que je les rejoigne. Quand je les quittai, je me rendis compte de la gravité de la situation...
...Je me rendis chez Tahar Zbiri, à El-Biar, et lui dis:
- J'étais avec les compagnons et ils m'ont informé de leurs intentions. J'ai voulu que tu saches ce que je pense de tout ça. Il est plus que probable qu'ils viennent te voir et te refilent de fausses informations sur ma position.
Je lui répétai ce que j'avais dit auparavant et lui expliquai mon point de vue en lui disant que c'est à l'intérieur du Conseil de la Révolution que les problèmes devaient être débattus et tranchés:..
... Je me rendis en toute urgence à la présidence de la République et demandai à voir le président Houari Boumediene. Quand il me reçut, je lui dis:
- Je suis venu te saluer et te souhaiter plein succès dans ta mission. Je retourne aujourd'hui à Oran. Sache que ta position sera la mienne et que tu me trouveras toujours à tes côtés.
Je me contentai de ces quelques mots et ne lui divulguai pas le secret de ma rencontre avec Zbiri et les autres compagnons. Boumediene ne dit mot et sourit, signe que les services de renseignements l'avaient informé du complot. Il paraissait serein...
...Après l'échec de la tentative de coup d'Etat, Tahar Zbiri et quelques-uns de ses hommes (ils étaient tous de la même région, ce qui confirme l'aspect régionaliste et tribal de cette opération avortée), se sauvèrent. Il se peut que les services de sécurité leur aient assuré un passage sécurisé jusqu'aux frontières tunisiennes, avant de rejoindre le Maroc. Kasdi Merbah vint me voir pour me demander de lui remettre les officiers de la 2e Région qui étaient solidaires de Zbiri, ce que je refusai. Quand il s'en plaignit à Boumediene, celui-ci le pria de ne pas insister, en lui disant: Chadli est responsable de ses actes».
En 1979, Tahar Zbiri me fit part, par le truchement d'un émissaire, de son souhait de rentrer au pays. Je lui demandai de patienter un peu, le temps pour moi d'étudier l'affaire. Un jour, un de mes collaborateurs à la présidence de la République m'informa que Zbiri était à l'aéroport. Je l'autorisai à rentrer et à rester chez lui. En outre, je lui imposai de s'éloigner de la vie politique.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 10:59
 



الوفاء بالعهد خلق يقتضيه الإنصاف والصدق، وتوجبه المروءة وكرم النفس، وتحتمه الرجولة والنبل، ما أصغر وما أذل وما أخس النفس التي تتخذ عهدها وسيلة إلى التغرير بمن تعاهده، وتجعل يمينها سبيلاً إلى أن تفاجئه وهو آمه مطمئن.


الغادر كاذب حانث خادع، قد جعل كلامه وعهده حبالة لمآربه، حبالة واهية ذليلة كحبالة العنكبوت، يصيد بها الذباب، ودب من وراء الأمن إلى خصمه كما تدب الثعالب والذئاب، أين هذا من الإنسانية في أخلاقها العالية، والرجولة في سجاياها الحرة؟ وأين هذا من أخلاق القرآن كتاب الإنسانية الكاملة؟


القرآن الكريم يأمر بالوفاء بالعهد، ويؤكد الأمر به، ويعظم شأنه، ويكبر الموفين، وينهى عن الغدر، ويشتد في النهي عنه، ويقبحه، ويلعن الغادرين.
من يتدبر آيات القرآن يجد العهد فيما ضربين: العهد العام، والعهد الخاص، فأما العهد العام فهو أداء الواجب الذي يقتضيه عمل الإنسان، فمن تولى عملاً فقد عاهد أن يفي به على الوجه الأكمل، فإذا لم يفعل فقد خالف العهد، ومن آمن بدين فقد عاهد أن يأتمر بأوامره وينتهي بنواهيه، فإن لم يفعل فقد نقض العهد، ومن دخل في جماعة فقد عاهدها على أن ينفعها ولا يضرها، فإن ضرها أو قصر في نفعها فقد غدر، ومن تصدى للدفاع عن أرض أو جماعة أو عقيدة فقد عاهد ألا يألو جهداً في الدفاع، فإن نكص فقد خان، ومن أوتي علماً حقاً فكأنه عاهد أن يبينه للناس ليهتدوا به، فإن كتمه فقد خان بعهده، وهكذا.


نقرأ في الكتاب الكريم: (وَإِذْ أَخَذَ اللَّهُ مِيثَاقَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ لَتُبَيِّنُنَّهُ لِلنَّاسِ وَلا تَكْتُمُونَهُ فَنَبَذُوهُ وَرَاءَ ظُهُورِهِمْ وَاشْتَرَوْا بِهِ ثَمَناً قَلِيلاً فَبِئْسَ مَا يَشْتَرُونَ) [آل عمران: 187].

(وَإِذْ أَخَذَ اللَّهُ مِيثَاقَ النَّبِيِّينَ لَمَا آتَيْتُكُمْ مِنْ كِتَابٍ وَحِكْمَةٍ ثُمَّ جَاءَكُمْ رَسُولٌ مُصَدِّقٌ لِمَا مَعَكُمْ لَتُؤْمِنُنَّ بِهِ وَلَتَنْصُرُنَّهُ قَالَ أَأَقْرَرْتُمْ وَأَخَذْتُمْ عَلَى ذَلِكُمْ إِصْرِي قَالُوا أَقْرَرْنَا قَالَ فَاشْهَدُوا وَأَنَا مَعَكُمْ مِنْ الشَّاهِدِين) [آل عمران: 81].

(وَإِذْ أَخَذْنَا مِنْ النَّبِيِّينَ مِيثَاقَهُمْ وَمِنْكَ وَمِنْ نُوحٍ وَإِبْرَاهِيمَ وَمُوسَى وَعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ وَأَخَذْنَا مِنْهُمْ مِيثَاقاً غَلِيظاً) [الأحزاب: 7]، (لِيَسْأَلَ الصَّادِقِينَ عَنْ صِدْقِهِمْ وَأَعَدَّ لِلْكَافِرِينَ عَذَاباً أَلِيماً)[الأحزاب: 8].


فهذه مواثيق عامة تضمنتها رسالة الأنبياء وعلم الذين أوتوا الكتاب، كأن النبوة عهد على الوفاء بما تقتضيه الرسالة من الدعوة والإصلاح والنصب، واحتمال الأذى الصبر، وكأنها عهد على أن ينصر النبيون الحق وينصروا من جاء به.


وكذلك العلم الذي حمل أهل الكتاب أمانته، هو عهد عليهم أن يعلِّموه الناس، ويظهروه غير مبالين ما ينفعهم وما يضرهم في إظهاره، وكذلك كل من عرف حقاً وهُدى إلى معرفة، وكل من ولي ولاية للناس، وكل من وكل إليه عمل، كل هؤلاء كأنهم عاهدوا الله والناس على أن يُعرِّفوا الناس ما عرفوا، وأن يؤدوا أعمالهم على الوجه الأحسن.


ومن ذلك قول القرآن الكريم في وقعة الأحزاب: (مِنْ الْمُؤْمِنِينَ رِجَالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللَّهَ عَلَيْهِ فَمِنْهُمْ مَنْ قَضَى نَحْبَهُ وَمِنْهُمْ مَنْ يَنْتَظِرُ وَمَا بَدَّلُوا تَبْدِيلاً) [الأحزاب: 23].

(لِيَجْزِيَ اللَّهُ الصَّادِقِينَ بِصِدْقِهِمْ)[الأحزاب: 24].


فهذا العهد هو ما التزمه المسلمون حين قبلوا الإسلام من القيام بفروضه، ونصرته والدفاع عنه، والاستماتة في تأييده.


والقسم الثاني من العهد الخاص: معاهدة رجلين أو فريقين على أن يسالم بعضهم بعضاً، وخشي بعضهم بعضاً.

وقد حث القرآن على الوفاء بالعهد كله وبالغ في الأمر به، يقول في سورة الأنعام: (وَإِذَا قُلْتُمْ فَاعْدِلُوا وَلَوْ كَانَ ذَا قُرْبَى وَبِعَهْدِ اللَّهِ أَوْفُوا ذَلِكُمْ وَصَّاكُمْ بِهِ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ) [الأنعام: 152].

وفي سورة الإسراء (وَأَوْفُوا بِالْعَهْدِ إِنَّ الْعَهْدَ كَانَ مَسْئُولاً) [الإسراء: 34]، وفي سورة النحل:(إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُ بِالْعَدْلِ وَالإِحْسَانِ وَإِيتَاءِ ذِي الْقُرْبَى وَيَنْهَى عَنْ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنكَرِ وَالْبَغْيِ يَعِظُكُمْ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ) [النحل: 90].


وفي سورة النحل: (وَأَوْفُوا بِعَهْدِ اللَّهِ إِذَا عَاهَدْتُمْ وَلا تَنقُضُوا الأَيْمَانَ بَعْدَ تَوْكِيدِهَا وَقَدْ جَعَلْتُمْ اللَّهَ عَلَيْكُمْ كَفِيلاً إِنَّ اللَّهَ يَعْلَمُ مَا تَفْعَلُونَ) [النحل: 91].

(وَلا تَكُونُوا كَالَّتِي نَقَضَتْ غَزْلَهَا مِنْ بَعْدِ قُوَّةٍ أَنكَاثاً تَتَّخِذُونَ أَيْمَانَكُمْ دَخَلاً بَيْنَكُمْ أَنْ تَكُونَ أُمَّةٌ هِيَ أَرْبَى مِنْ أُمَّةٍ إِنَّمَا يَبْلُوكُمْ اللَّهُ بِهِ وَلَيُبَيِّنَنَّ لَكُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ مَا كُنْتُمْ فِيهِ تَخْتَلِفُونَ) [النحل: 92].

(وَلَوْ شَاءَ اللَّهُ لَجَعَلَكُمْ أُمَّةً وَاحِدَةً وَلَكِنْ يُضِلُّ مَنْ يَشَاءُ وَيَهْدِي مَنْ يَشَاءُ وَلَتُسْأَلُنَّ عَمَّا كُنتُمْ تَعْمَلُونَ) [النحل: 93]، (وَلا تَتَّخِذُوا أَيْمَانَكُمْ دَخَلاً بَيْنَكُمْ فَتَزِلَّ قَدَمٌ بَعْدَ ثُبُوتِهَا وَتَذُوقُوا السُّوءَ بِمَا صَدَدْتُمْ عَنْ سَبِيلِ اللَّهِ وَلَكُمْ عَذَابٌ عَظِيمٌ) [النحل: 94]، (وَلا تَشْتَرُوا بِعَهْدِ اللَّهِ ثَمَناً قَلِيلاً إِنَّمَا عِنْدَ اللَّهِ هُوَ خَيْرٌ لَكُمْ إِنْ كُنتُمْ تَعْلَمُونَ) [النحل: 95].


يأمر الله - سبحانه - في هذه الآيات الجامعة بالعدل والإحسان، وصلة الأرحام، وينهى عن الفحشاء وكل منكر، وعن البغي على الناس، وهذا أمر بكل خير، ونهي عن كل شر.


ثم يخص الوفاء بالعهد، فيأمر به ويسميه عهد الله، وكل عهد بين اثنين يسمى عهد الله؛ لأن الله رقيب على أعمال الناس، وقد أمرهم بأن يصدقوا ويحسنوا ويفوا بالعهود، ولأن العهد قسم بالله، وشهادة لله على الوفاء، وأكد الأمر بقوله: (وَلا نقُضُوا الأَيْمَانَ بَعْدَ تَوْكِيدِهَا وَقَدْ جَعَلْتُمْ اللَّهَ عَلَيْكُمْ كَفِيلاً).

 

      فالإنسان حين يعاهد يشهد الله على عهده، ويجعل الله كفيلاً عليه بالوفاء، فكيف تنقض صفقة تكفَّل بها الله؟.


للأستاذ الدكتور / عبد الحى الفرماوى
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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 14:00

Voici l'interview paru dans le journal algérien Al Khabar du 15/10/2012

 

 

تونس قبل 14 سبتمبر غير تونس بعد أحداث السفارة الأمريكية

يقدم الوزير الأول التونسي السابق، باجي قايد السبسي، ورئيس حركة ''نداء تونس''، المنافس لحركة النهضة، في حوار لـ''الخبر''، قراءته للوضع الراهن في تونس، والمتغيرات الداخلية عشية نهاية الفترة الانتقالية المحدّدة في 23 أكتوبر الجاري، ويشرح سعي حركة النهضة للسيطرة على مفاصل الدولة.

كيف يمكن تقييم الوضع السياسي والاقتصادي في تونس عشية انتهاء المرحلة الانتقالية في 23 أكتوبر الجاري؟
 تونس تمتاز بوضع خاص. نحن في وضع أفضل من كثير من الدول العربية، وفي ظرف انتقالي وفي حكومة وقتية. كنا نطمح أن تكون المرحلة الانتقالية أقصر، حتى نتمكن من انتخاب حكومة تكون لها كامل الصلاحيات لإدارة الدولة والمجتمع. الحكومة الحالية ليست في خدمة تونس، لكن لها أجندة أخرى غير أجندة المجتمع التونسي. نحن انتخبنا المجلس التأسيسي كي يحضر دستورا في مدة لم تتجاوز سنة، وهذه المدة تنتهي يوم 23 أكتوبر. لكن الهدف لم يتحقق، فأصبحنا في وضع استثنائي وبات علينا إيجاد حل، في ظل شرعية التوافق، لأن الشرعية الانتخابية تنتهي عند هذا التاريخ. لا أتمنى أن نفهم خطأ، لأننا لا ندعو إلى الفراغ بعد 23 أكتوبر، ولمصلحة تونس علينا ألا نقع في فراغ، لأن الفراغ أخطر من الوضع غير القانوني. لذلك، علينا أن نتوجه إلى شرعية توافقية، تشارك فيها كل الحساسيات السياسية.


ما هو السيناريو الذي تقترحونه لما بعد 32 أكتوبر من أجل الخروج من المرحلة الانتقالية سريعا؟
 المهمة الأولى يجب أن نضبط الأجندة الانتخابية، حتى لا يبقى التضارب واضحا، ثانيا يجب تفعيل الهيئة العليا للانتخابات من أجل بدء التحضير، لأن الهيئة المستقلة لا تعطي أكثر ضمان وأكثر شفافية، وفقا للتجربة التي أشرفت عليها حين كنت وزيرا أول في 23 أكتوبر .2011 كانت انتخابات أكثر شفافية، وبقدر كبير من النزاهة، ونتائجها كانت مقبولة من قبل الجميع. الحكومة الحالية كان لديها 10 أشهر لتأسيس هذه اللجنة، لكن لم تشكلها، وبالتالي لن نقبل أن تنظم الحكومة أو وزارة الداخلية الانتخابات لأنها مسيّسة. كما يجب وضع قانون انتخاب جديد وفقا للدستور الجديد، الذي يجب أن يتم إعداده قبل الانتخابات.


ما هو التاريخ الذي تقترحونه لانتخاب أول مجلس تشريعي كامل بعد الثورة؟
 نحن واقعيون وموضوعيون، مادامت اللجنة المستقلة للانتخابات لم يتم اجتماعها وتأسيسها، لذا ليس لدينا وقت محدّد، لأنه لم تتأسس حتى الآن الهيئة المشرفة على الانتخابات، ولم يقع التوافق على تاريخ معيّن. المفروض أننا نحتاج إلى ثمانية أشهر من أجل تنظيم انتخابات وفقا للمقاييس الدولية المعمول بها في الديمقراطيات، وليس انتخابات تحت الطاولة.


تتهمون حركة النهضة بالسعي للسيطرة على مفاصل الدولة من أجل البقاء في الحكم، كيف يمكن أن تشرح ذلك؟
 بالتأكيد النهضة تسعى إلى السيطرة، هذا واضح من خلال التعيينات في المراكز والأجهزة الحساسة والوظائف والوزارات، هناك تصريح صدر عن الغنوشي قال فيه إن الجيش والشرطة غير موثوق فيهما، وفي هذا التصريح استند الغنوشي إلى تجربة الجزائر في عام 1992 عندما تم وقف المسار الانتخابي على الجبهة الإسلامية للإنقاذ. النهضة تحاول أن تستنهض همّتها للإسراع في القبض على كل المفاصل في الانتخابات المقبلة. الحكومة جربت ولم تنجح، حتى لا أقول إنها فشلت. ونحن لا نطالب بأن تتخلى النهضة عن الحكم، لكن يجب أن تشغل الوزارات السيادية، كالدفاع والداخلية والخارجية والعدل، شخصيات وطنية محايدة، ليس لها أي لون حزبي.


أثار تصريح راشد الغنوشي، بأن نداء حركة ''نداء تونس'' أخطر من السلفية، الكثير من الجدل، كيف تعلق على هكذا تصريح؟
 الغنوشي هو الذي يجب أن يشرح هذا الكلام للناس، وهو الذي يجب أن يقول لماذا نحن أخطر من السلفية، هذا شكل من أشكال العنف السياسي الذي تمارسه النهضة ضدنا، لأنه عندما يقول رئيس حركة النهضة هذا الكلام، فهو دعوة صريحة من الغنوشي لأتباعه وللسلفيين لتحريضهم ضدنا. الغنوشي قال إن السلفيين منا وهم أولادنا ولم يأتوا من المريخ ويجب محاورتهم، وأنا أستغرب كيف يدعو الغنوشي الذي يزعم أنه رجل حوار واعتدال للحوار مع السلفيين ويرفض الحوار مع حركة نداء تونس.


توجه لكم تهمة إعادة رسكلة التجمّع الدستوري المحل من خلال حركة ''نداء تونس''، كيف تردّون على هذه التهمة؟
 هذه كلمة باطلة تعبّر عن تخوّف النهضة من حركة ''نداء تونس''. نحن لا نرسكل التجمّع، ولا يوجد أي من الـ39 شخصا من اللجنة التأسيسية ممن كان في اللجنة المركزية في التجمّع الدستوري، هذا يدخل في سياق الحرب النفسية والادّعاءات السياسية التي تعبّر عن تخوّف من يطلقونها من مشروعنا السياسي، ومحاولة لإخافة الناس منا. نحن لسنا بصدد إعادة التجمّع، لأن التجمّع حزب حلّ وأصبح في حكم التاريخ.


هل أنتم مع إقصاء التجمعيين وكوادر نظام بن علي على طريقة اجتثاث البعث في العراق؟
  لا.. نحن ضد الإقصاء، ولن نقبل به لا مبدأ ولا ممارسة. التجمّع حزب حلّ، وبقي الأفراد، لا نستطيع أن نأخذ قرارا جماعيا ونعاقب الجميع بهذه الطريقة، والتجمعيين فيهم الصالح وفيهم الطالح، وبالنسبة لنا، القضاء هو الفيصل، ومن كان له أي سلوك مشين خلال الفترة والعهد السابق، يتوجب أن يقصيه القضاء، وليس الرجل السياسي. ذكرت سابقة العراق وحزب البعث، وهناك أيضا سابقة في مصر، كان هناك قانون يقصي من شارك في حكومة مبارك، والمحكمة الدستورية العليا أبطلت الحكم وشارك الجميع في الحكم، الله لم يخلق تونس وحدها في العالم. هناك تجارب عرفناها تاريخيا، وعلينا أن نأخذ العبرة منها، ومحاولة إقصاء التجمعيين هو في الحقيقة إقصاء للشعب التونسي من إبداء رأيه. وعندما أقول إنه لا يجب إقصاؤهم، لا أقول إنه يجب أن يعودوا إلى الحكم بالضرورة، لكن يجب أن نترك الحكم للصندوق، وهو الذي يعيدهم أو يمنعهم من العودة.


هل لديكم استعداد للحوار مع النهضة في حال ما عرض عليكم ذلك؟
 نحن مستعدون للحوار مع أي طرف، بما فيها النهضة، نحن نريد قوة الحجة، وهم يريدون حجة القوة، على العكس تماما، هم من يرفضون الحوار معنا. يجب أن يكون واضحا أن النهضة طرف فاعل في المشهد السياسي في تونس، لكنها لا يمكن بأي حال من الأحوال أن تنفرد بالحكم لوحدها، ويجب أن تشرك معها كل القوى الوطنية.


نشرت عمليات سبر آراء تعطي الأفضلية مجدّدا لحركة النهضة للفوز بالانتخابات المقبلة. برأيك، إلى أي مدى هذه التقارير واقعية؟
 نحن نحترم الصندوق، إذا أعطاهم الغالبية، فمرحبا وسنقبل بهم، لكن لا نعطي أحكاما مسبقة. نحن ندعم مشاركة كل الأطراف السياسية، بما فيهم التجمعيين، لا لأننا نحب التجمعيين، ولكن لأن أي تونسي مواطن، ولديه الحق الدستوري في المشاركة في العملية السياسية، وإذا أقصيته، فكأنك نزعت عنه الجنسية.


هناك من يرى أن الصراع بينكم وبين النهضة واجهة لصراع فرنسي ـ أمريكي على تونس، ما رأيكم؟
 الذين يقولون هذا الكلام لا يعرفوننا. الجزائريون يعرفوننا جيّدا. نحن وطنيون، وكافحنا الاستعمار الفرنسي، ودفعنا الثمن كما دفعه أشقاؤنا في الجزائر، ضريبة الدم، ولا نقبل أن نكون وكلاء لاستعمار جديد بأي طريقة كانت.


يلاحظ في تونس، الآن، بروز ظاهرة السلفية بشقيها، العلمية والمتشدّدة، هل تخيفكم الظاهرة؟
 السلفية في تونس امتداد لحركة النهضة، وراشد الغنوشي يقول إنهم أبناؤنا، وهو نفسه كان سلفيا. الحقيقة أننا وقعنا ضحية مغالطة من قبل النهضة، أخطأنا فيهم، كنا نعتقد أن النهضة والغنوشي معتدلين ووسطيين، لكن عندما وصلوا إلى الحكم، انقلبوا وانكشف وجههم الحقيقي. نلاحظ معاملة خاصة بين النهضة والسلفيين، وأكاد أقول إن النهضة شجعت السلفيين، ولم يصدّوهم عن العنف. أنتم في الجزائر حسمتم موضوع السلفية، الأخ الغنوشي تأسف على وقف المسار الانتخابي في الجزائر عام 1992، لأن ظهره كان مسنودا من قبل السلفيين في الجزائر.


تقصد مساندته للجبهة الإسلامية للإنقاذ آنذاك؟
 تماما، لأنه كان يعتقد أنها ضربة جاءته في الظهر خلال تلك الفترة، لكن لا أعتقد أن التجربة الجزائرية المريرة يمكن أن تتكرّر في تونس. وأعتقد أن الشعب التونسي، وبعد 50 سنة من بناء دولة عصرية ومدنية، لا يقبل أن يعود من القرن 21 إلى القرن .14


لكن أحداث الهجوم على السفارة الأمريكية أثـرت على صورة تونس في الخارج؟
 بالتأكيد، أستطيع أن أقول إن تونس قبل 14 سبتمبر 2012 غير تونس بعد 14 سبتمبر .2012 صورة تونس، الآن، مشوّشة في الخارج وسيئة جدا، ويلزمنا عمل كبير لإعادة تصحيح هذه الصورة، وتغيير السياسات، وتغيير سلوك بعض الجماعات في تونس.


في ظل هذا المناخ، هل لديكم تخوّف على وضع الحريات المدنية؟
 أكيد، الحريات مستهدفة، لكن هناك مقاومة وصمود من قبل المجتمع المدني، وفي مقدمته الجمعيات النسائية والصحف.


هل تفكر في الترشح للانتخابات الرئاسية؟
 لا أستطيع أن أجيب على هذا السؤال الآن، المستقبل عند الله. نحن مؤمنون حقيقيون، والإسلام ليس إسلام النهضة ولكن إسلام كل الشعب التونسي، ونحن أصحاب عقيدة. ولذلك، أترك القرار لله، وإذا كانت هناك انتخابات رئاسية، سنرشح الأسلم والأنفع فينا، وليس لدينا زعامات سماوية.


 بعد سنتين من ثورة الياسمين في تونس وبداية ثورات الربيع العربي، ماذا أنتجت هذه الثورات لشعوبها؟
 برأيي، ليس هناك ربيع عربي، كانت هناك بداية لربيع تونسي، كما نعتقد أن ثورة تونس غير قابلة للتصدير، لأن الثورة في تونس كانت من قبل شباب لا ايديولوجيا لهم ولا زعامة ولا تأثير خارجي عليهم، وقلنا حينها إن الثورة في تونس غير معدّة للتصدير، يعني أنه يجب أن تنجح في تونس اقتصاديا واجتماعيا. ونجاح الثورة ليس في إعلان سقوط النظام، وإنما في الخواتم، وهذا ما عملت على شرحه لأمريكا وللدول الثمانية الكبرى في القمم التي شاركت فيها.
شرفنا أننا جنّبنا البلد حمام دم، ووضعناها في الطريق السوي، وقمنا بانتخابات. والحكومة التي جاءت بعدنا، حكومة النهضة، كان عليها أن تواصل الطريق، وكان علينا أن نقنع العالم أنه لا تعارض بين الإسلام والديمقراطية، ولذلك وثقت في النهضة عندما كنت أعتقد أنها حزب معتدل، لكنها تعثـرت وتعثـر معها الانتقال الديمقراطي.
في مصر أيضا الاستقرار الراهن ظرفي، وإذا كان أحد يعتقد أن مصر ستكون ضد التطبيع، فهو مخطئ. لا مصر ولا أنا ولا أي كان يستطيع أن ينادي الآن بتجريم التطبيع. مصر مكبلة باتفاقيات كامب ديفيد، وليس من مصلحتها، حتى الآن، أن تنفك من هذه الاتفاقية، بسبب المعونة التي تقدمها لها الولايات المتحدة سنويا، والمقدّرة بـ6, 1 مليار دولار. ولأن اتفاقية كامب ديفيد مشروطة بكونها اتفاقية أعلى من كل الاتفاقيات، فإن الربيع العربي مهدّد بخريف وشتاء قاسيين.

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